Posted by on April 24, 2017

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Comment by Carole Avande Houndjo

(English, Français)
Coordinator of the Pamoja West Africa networking (Reflect Network practitioners and supporters)

The article on ‘The new Skills Agenda for Europe’ is a summary of the arrangements put in place by the European Commission to enable the 25% of the European population who lack adequate reading, writing, numeracy and digital skills to upgrade to standard with a view to fulfillment and effective participation in the development of the continent. In this article, the authors highlight the importance of setting-up relevant and high-quality lifelong skills acquisition and development mechanisms to ensure the technical and vocational training of young people and adults. This is what justifies the adoption of the foundation of basic skills for reading, writing, numeracy and digital technology by the European Commission. Despite the existence of these basic skills and the European certification framework, it is noted that the participation rate of adults in the education and training activities that could enable them to obtain a secondary school qualification is low.

In our view, Africa’s education and training stakeholders should be guided by these strategies of the European Commission on Skills to reduce the illiteracy rate estimated at 38%[1] on the African continent. African civil society organizations need to pool their advocacy efforts to make decision-makers to design and implement education and training policies that foster the development of lifelong skills that impact on improving the living conditions of populations and serving as a bond for the preservation of social cohesion and peace. The context of globalization in which learners evolve imposes the design of the African framework of certification of learning. It is in this perspective that the ADEA (Association for the Development of Education in Africa) Triennial held in Ouagadougou in 2012 recommended to the Working Group on Non-Formal Education (WGNFE) to carry out a study on the design of a common base of skills integrating non-formal education in Africa. The dimension of non-formal education has been taken into account at the African level as it is a very important sub-sector due to the high proportion of young people and adults lacking basic reading, writing and calculation skills. Thus, the common Base designed by the WGNFE/ADEA was validated in 2015 by the actors of education in Africa. However, it should be noted that the implementation of this common base of skills depends on a number of conditions, namely[2]:

  • the involvement of all stakeholders in the process of testing the common base of skills (CBS);
  • the articulation of the elements of the CBS matrix into intelligible and measurable results, allowing understanding and sharing by all;
  • the translation of the general orientations of the CBS matrix into pedagogical terms at the level of classroom practice;
  • the consideration of pan-African and multicultural skills in CBS.

Ultimately, we confirm Dana Bachmann and Paul Holdsworth‘s argument that ongoing training of teachers and facilitators and the development of partnerships ensure the quality of relevant vocational education and training. On the other hand, the importance of digital skills is no longer to be demonstrated, even though they are still a major challenge in sub-Saharan Africa because of the precariousness and extreme poverty in rural areas. We therefore encourage civil society organizations to offer target populations non-formal education and vocational training programs that are attractive and take into account digital skills and employment skills in a lifelong learning perspective.

 

Commentaire du Carole Avande Houndjo
Coordonnatrice du réseau Pamoja Afrique de l’Ouest (Réseau des praticiens et sympathisants de l’approche Reflect)

L’article sur ‘’la nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe’’ est une synthèse du dispositif mis en place par la commission de l’Union Européenne pour permettre aux 25% de la population européenne n’ayant pas le niveau nécessaire en lecture, écriture, calcul et en compétences numériques de se mettre à niveau en vue de leur épanouissement et de leur participation effective au développement du continent. Dans cet article, les auteurs soulignent l’importance de la mise en place des mécanismes d’acquisition et de développement de compétences tout au long de la vie pertinentes et de bonne qualité pour assurer la formation technique et professionnelle des jeunes et adultes. C’est ce qui justifie l’adoption du socle de compétences de base en lecture, écriture, calcul et numérique par la commission de l’Union Européenne. Malgré l’existence de ce socle de compétence et le cadre européen de certification, on remarque que le taux de participation des adultes est faible aux activités d’éducation et de formation pouvant leur permettre d’obtenir un diplôme de second cycle de l’enseignement secondaire.

A notre avis, les parties prenantes de l’éducation et de la formation professionnelle de l’Afrique devraient s’inspirer de ces stratégies de la commission de l’Union européenne en matière de compétences pour réduire le taux d’analphabétisme estimé à 38%[3] sur le continent africain. Les organisations de la société civile africaine doivent mutualiser leurs efforts de plaidoyer afin d’amender les décideurs à concevoir et mettre en œuvre des politiques d’éducation et de formation qui favorisent le développement de compétences tout au long de la vie ayant un impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations et servant de ciment pour la préservation de la cohésion sociale et de la paix. Le contexte de globalisation dans lequel les apprenants évoluent impose la conception du cadre africain de certification des apprentissages. C’est dans cette perspective que la Triennale de l’ADEA (Association pour le Développement de l’Education en Afrique tenue à Ouagadougou en 2012 avait recommandé au Groupe de Travail de l’Education Non Formelle (GTENF) de mener une étude sur la conception d’un socle commun de compétences intégrant l’éducation non formelle en Afrique. La dimension de l’éducation non formelle a été prise en compte au niveau du continent africain car c’est un sous-secteur très important en raison de la forte proportion de jeunes et d’adultes dépourvus de compétences de base en lecture, en écriture et en calcul. Ainsi, le Socle commun de compétence conçu par le GTENF/ADEA a été validé en 2015 par les acteurs de l’éducation en Afrique. Toutefois il faut noter que la mise en œuvre de ce socle commun de compétence est tributaire d’un certain nombre de conditions à savoir[4] :

  • l’implication de toutes les parties prenantes au processus d’expérimentation du socle commun de compétences (SCC) ;
  • la déclinaison des éléments de la matrice du SCC en résultats intelligibles et mesurables, permettant la compréhension et le partage par tous ;
  • la traduction des orientations générales de la matrice du SCC en termes pédagogiques au niveau de la pratique de la classe;
  • la prise en compte des compétences panafricaines et multiculturelles dans le SCC.

 

En définitive, nous corroborons l’argument de Dana Bachmann et Paul Holdsworth qui stipule que la formation continue des enseignants et des facilitateurs et le développement de partenariats assure la qualité d’une éducation/formation professionnelle pertinente. D’autre part, l’importance des compétences numériques n’est plus à démontrer quand bien même elles constituent encore un grand défi en Afrique sub-saharienne à cause de la précarité et de la pauvreté extrême dans les milieux ruraux. Nous encourageons donc les organisations de la société civile à offrir aux populations cibles, des programmes d’éducation non formelle et de formation professionnelle attrayant et prenant en compte les compétences numériques et les compétences de l’emploi dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie.

[1] http://www.unesco.org/new/fr/dakar/education/literacy/

 

[2] Extract from the General Report of the Policy Validation Workshop of the ADEA Working Group on Non-Formal Education, December 2015

 

[3] http://www.unesco.org/new/fr/dakar/education/literacy/

 

[4] Extrait du rapport général de l’atelier de validation politique des études du Groupe de Travail de l’ADEA sur l’Education Non Formelle, décembre 2015

 

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